Les besoins au travail

Le modèle McClelland

McClelland, reconnu pour ses recherches sur le concept du soi, a étudié le comportement humain pendant de nombreuses années et a émis l’hypothèse suivante: les gens agissent pour répondre à trois besoins fondamentaux, soit la réussite, l’affiliation et le pouvoir. Il affirme, de plus que tout le monde éprouve ces besoins mais que l’intensité de chacun d’entre eux varie d’un individu à l’autre; une personne peut avoir en priorité le besoin de réussir alors qu’une autre recherche d’abord le pouvoir ou l’affiliation. Les paragraphes qui suivent décrivent brièvement chacun de ces besoins ainsi que les comportements qu’ils engendrent.

Réussite

Les gens qui éprouvent fortement le besoin de réussir aiment avoir à se dépasser mais ils veulent d’abord être certains de pouvoir connaître le succès. Si les chances de succès d’un projet sont faibles, ils vont s’en désintéresser et perdre leur motivation. Ils auront donc tendance à se fixer des objectifs relativement modestes.

Ces personnes planifient leur travail afin d’éviter les problèmes mais cette démarche ne leur procure pas de plaisir. Elles prennent plaisir aux tâches dont elles assument la responsabilité des résultats; elles ont besoin de savoir que leur nom sera associé à leur réussite. Elles se préoccupent beaucoup de respecter des échéances et toute action leur occasionne de l’anxiété jusqu’à ce qu’elle soit menée à terme. En outre, elles ont besoin d’être rassurées avec «du solide», c’est-à-dire des chiffres, des graphiques et ainsi de suite.

Affiliation

Les gens qui ressentent fortement le besoin d’affiliation consacrent leur énergie à établir et à entretenir de bonnes relations avec les personnes avec lesquelles ils travaillent. C’est ce même besoin qui les portent à se préoccuper du côté «humain» des décisions qui se prennent au sein de leur organisation. Un individu, chez qui le besoin d’affiliation est plus fort que ceux de réussir et de pouvoir, prendra ses décisions et les implantera en fonction de l’approbation de ses pairs, de ses superviseurs et de ses participants et de sa bonne entente avec eux. Les personnes pour qui le besoin d’affiliation est prioritaire se concentrent sur les relations qu’entretiennent entre eux les gens qui concernent une décision alors que celles qui se préoccupent davantage de réussite s’intéresseront aux échéances et aux données objectives de la décision. Au sein d’un groupe, elles se soucient de maintenir l’harmonie et un climat de respect mutuel.

Pouvoir

McClelland définit le pouvoir comme étant la capacité de vaincre toute résistance à la réalisation d’un objectif. Les gens qui éprouvent fortement le besoin d’exercer du pouvoir ont d’habitude la parole facile; parce qu’ils prennent plaisir à argumenter et à faire face à des conflits, il importe qu’ils auront tendance à préférer les prises de décision autocratiques («Je prends les décisions. Tu les implantes.») et à percevoir toute situation par rapport au fait de gagner ou perdre («Je gagne, tu perds.»)

Ceux pour qui le besoin de pouvoir est prioritaire évaluent les situations en fonction de leurs implications politiques et prennent leurs décisions en se fondant sur le résultat de cette analyse. Si le besoin de pouvoir s’allie à un faible besoin d’affiliation, l’individu aura tendance à voir les gens comme des moyens pour arriver à ses fins. Par conséquent, le fait d’établir et d’entretenir des relations satisfaisantes au sein de l’organisation n’aura plus aucune importance.

 

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